Newsletter Paie – Juin 2026

Les 5 actualités paie et RH à anticiper avant la période estivale.

📅 Vos échéances paie – Juin 2026

DSN de juin 2026
  • 6 juillet 2026 : entreprises relevant de l’échéance DSN du 5 ;
  • 15 juillet 2026 : entreprises relevant de l’échéance DSN du 15.
Pensez également à contrôler les CRM reçus sur les DSN précédentes avant la prochaine échéance déclarative.

1. SMIC au 1er juin 2026 : les contrôles paie à effectuer immédiatement

Depuis le 1er juin 2026, le SMIC a été revalorisé. Cette hausse impacte directement de nombreux paramètres de paie : rémunérations minimales, contrats d’apprentissage, exonérations, calcul des IJSS et certains dispositifs sociaux.

Le Gouvernement a confirmé que le paramètre SMIC utilisé dans la formule de calcul de la RGDU restera gelé à sa valeur du 1er janvier 2026, soit 12,02 € de l’heure, malgré la revalorisation du SMIC à 12,31 € au 1er juin 2026.

📊 Chiffres clés paie 2026

Retrouvez l’ensemble des valeurs actualisées pour 2026 : SMIC, PMSS, PASS, frais professionnels, titres-restaurant, avantages en nature, plafonds IJSS, télétravail et principaux seuils sociaux.

👉 Consulter les chiffres clés paie 2026

Points de vigilance :
  • Mise à jour des rémunérations au minimum légal ;
  • Contrôle des minima conventionnels devenus inférieurs au SMIC ;
  • Révision des rémunérations des apprentis et alternants ;
  • Vérification des paramètres utilisés pour la réduction générale ;
  • Contrôle des plafonds et dispositifs indexés sur le SMIC ;
  • Validation des mises à jour de votre logiciel de paie.
Une valeur SMIC non actualisée peut entraîner des erreurs sur les bulletins, les exonérations de cotisations et certains calculs de paie automatisés.

2. Clôture des congés payés : le compteur N bascule en N-1

La fin de période d’acquisition des congés payés marque un point de contrôle important en paie. Dans beaucoup d’entreprises, la période de référence se clôture au 31 mai : les droits acquis deviennent alors le compteur N-1, tandis qu’un nouveau compteur N s’ouvre.

Points à contrôler lors de la clôture :
  • Vérifier le solde des congés acquis et non pris ;
  • Contrôler le basculement du compteur N vers N-1 ;
  • Identifier les congés à solder avant la fin de période de prise ;
  • Contrôler les reports autorisés ou obligatoires ;
  • Vérifier les absences maladie ayant généré des droits à congés ;
  • S’assurer que les compteurs affichés sur les bulletins sont cohérents.
Attention au report automatique : tous les congés non pris ne peuvent pas être supprimés à la clôture. Certains doivent obligatoirement être reportés, notamment lorsque le salarié n’a pas pu les prendre pour un motif protégé.
Cas fréquents de report obligatoire :
  • Salarié en arrêt maladie avant son départ en congés ;
  • Salarié malade pendant ses congés payés ;
  • Congés acquis pendant une période d’arrêt maladie ;
  • Congé maternité, paternité ou adoption empêchant la prise des congés ;
  • Accident du travail ou maladie professionnelle ;
  • Situation où l’employeur n’a pas permis au salarié de prendre ses congés.
Congés payés et maladie : en cas d’impossibilité de prise liée à la maladie, le report est en principe de 15 mois. Le point de départ dépend de la situation : information du salarié à la reprise ou fin de période d’acquisition pour les arrêts couvrant toute la période de référence.
Le bon réflexe paie :
  • Éditer un état des soldes avant clôture ;
  • Isoler les salariés absents ou récemment revenus d’arrêt ;
  • Contrôler les droits acquis en maladie non professionnelle et AT/MP ;
  • Tracer les reports avec une date limite de prise ;
  • Informer le salarié de ses droits et de la période de report applicable ;
  • Conserver une preuve du contrôle en cas de contestation.

3. Nouveau congé supplémentaire de naissance : à anticiper pour juillet 2026

À compter du 1er juillet 2026, un nouveau congé supplémentaire de naissance devient accessible sous conditions.

Ce qu’il faut anticiper :
  • Mise à jour des procédures RH ;
  • Information des salariés concernés ;
  • Paramétrage d’un nouveau type d’absence ;
  • Suivi des demandes à compter de juillet 2026 ;
  • Distinction avec le congé naissance et le congé paternité classique.
Ce congé ne remplace pas les congés existants : il s’ajoute aux dispositifs déjà connus.
Pour aller plus loin

Avant de traiter les demandes liées au nouveau dispositif, il est utile de revoir les règles du congé paternité : durée, fractionnement, délais de prise, justificatifs et gestion en paie.

👉 Relire notre guide complet sur le congé paternité

4. Jobs d’été et CDD saisonniers : les points paie à sécuriser

Avec l’arrivée de la période estivale, de nombreuses entreprises recrutent des renforts temporaires : jobs d’été, étudiants, CDD saisonniers ou contrats courts. Ces embauches doivent être cadrées dès le départ pour éviter les erreurs en paie.

Quand peut-on utiliser un CDD saisonnier ?
  • Lorsque l’activité se répète chaque année à date à peu près fixe ;
  • Lorsque cette variation dépend du rythme des saisons ou des modes de vie collectifs ;
  • Lorsque l’emploi correspond à un besoin temporaire lié à cette saison ;
  • Lorsque le contrat ne vise pas à pourvoir durablement un emploi permanent de l’entreprise.
À vérifier avant l’embauche :
  • DPAE réalisée avant la prise de poste ;
  • Contrat écrit remis dans les délais ;
  • Motif du CDD correctement rédigé ;
  • Durée du travail et planning définis ;
  • Règles spécifiques si le salarié est mineur ;
  • Convention collective applicable ;
  • Rémunération au moins égale au SMIC ou au minimum conventionnel.
Attention paie : le salarié saisonnier n’est pas mensualisé. Son salaire est calculé selon les heures réellement effectuées au cours du mois, ce qui peut entraîner des rémunérations différentes d’un mois à l’autre même avec un horaire contractuel identique.
Indemnité de fin de contrat : le CDD saisonnier ne fonctionne pas exactement comme un CDD classique. L’indemnité de précarité n’est pas due lorsque le contrat est réellement saisonnier, sauf disposition conventionnelle plus favorable.
Le bon réflexe paie :
  • Identifier le bon type de contrat avant la création du salarié ;
  • Contrôler le caractère réellement saisonnier de l’emploi ;
  • Vérifier le mode de calcul de la rémunération ;
  • Contrôler les droits à congés payés acquis sur la période ;
  • Anticiper le solde de tout compte dès l’embauche ;
  • Conserver les justificatifs liés au contrat saisonnier.

5. Prise des congés payés : rappel des règles avant l’été

Avec les départs estivaux, juin est le bon moment pour rappeler les règles de prise des congés payés. Une mauvaise organisation peut créer des tensions RH, des erreurs de compteur ou des régularisations en paie.

Les règles à rappeler aux salariés :
  • Les congés doivent être posés et validés selon la procédure interne de l’entreprise ;
  • L’employeur fixe la période de prise des congés, sauf dispositions conventionnelles plus favorables ;
  • La période de prise doit comprendre la période légale du 1er mai au 31 octobre ;
  • Le salarié doit pouvoir prendre au moins 12 jours ouvrables consécutifs, soit 2 semaines, pendant la période du 1er mai au 31 octobre ;
Points de contrôle côté employeur :
  • Informer les salariés de la période de prise des congés ;
  • Communiquer l’ordre des départs dans les délais ;
  • Vérifier les soldes disponibles avant validation ;
Attention : un congé validé ne peut pas être modifié au dernier moment sans respecter les règles applicables. En principe, l’employeur ne peut pas modifier les dates de congés moins d’un mois avant le départ, sauf circonstances exceptionnelles.

En résumé

  • ✔️ RGDU 2026 : le paramètre SMIC reste gelé malgré la hausse du SMIC ;
  • ✔️ Clôture des congés : le compteur N bascule en N-1 et les reports doivent être contrôlés ;
  • ✔️ Nouveau congé supplémentaire de naissance à anticiper pour juillet 2026 ;
  • ✔️ Jobs d’été et CDD saisonniers : attention au motif du contrat et au traitement paie ;
  • ✔️ Prise des congés d’été : période, ordre des départs, fractionnement et compteurs à sécuriser.

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