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Congé supplémentaire de naissance 2026 : règles et modalités – S-Paie
Actualité Légale

Congé supplémentaire de naissance 2026 :
durée, conditions et indemnisation

Mis à jour le 11 août 2026 4 min de lecture

Le contexte

La loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 du 30 décembre 2025 crée le congé supplémentaire de naissance. Ce nouveau droit s’ajoute aux congés de maternité, de paternité et d’accueil de l’enfant ou d’adoption. Il permet à chaque parent éligible de bénéficier d’un temps supplémentaire auprès de l’enfant au cours de ses premiers mois.

Une entrée en vigueur au 1er juillet 2026

Le congé supplémentaire de naissance peut être pris à compter du 1er juillet 2026. Il concerne les enfants nés ou adoptés à compter du 1er janvier 2026, ainsi que les enfants nés avant cette date dont la naissance était prévue à compter du 1er janvier 2026.

Il s’agit d’un droit individuel et personnel : chaque parent éligible dispose de son propre congé de 1 ou 2 mois.

Conditions de prise du congé de naissance

Éligibilité

Le congé supplémentaire de naissance est ouvert au salarié qui a bénéficié d’un congé de maternité, de paternité et d’accueil de l’enfant ou d’adoption, après avoir épuisé ce droit à congé. Cette condition ne s’applique pas lorsqu’il n’a pas exercé tout ou partie de ce droit faute de pouvoir bénéficier des indemnités ou allocations correspondantes.

Durée et fractionnement

La durée est de 1 mois ou 2 mois, au choix du salarié. Le congé peut être fractionné en deux périodes d’un mois. Les parents peuvent le prendre en même temps ou en alternance. Le congé entraîne la suspension du contrat de travail et aucune autre activité professionnelle ne peut être exercée pendant sa durée. L’employeur doit être informé au moins 1 mois avant le début du congé ; ce délai est réduit à 15 jours lorsque le congé suit immédiatement un congé de paternité et d’accueil de l’enfant ou d’adoption et débute au cours du mois suivant la naissance ou l’arrivée de l’enfant au foyer.

Le congé peut être pris immédiatement après le congé de maternité, de paternité et d’accueil de l’enfant ou d’adoption, ou après une période de reprise d’activité. La ou les périodes doivent débuter dans un délai de 9 mois suivant la naissance ou l’arrivée de l’enfant au foyer.

Règle transitoire : pour les enfants nés ou adoptés entre le 1er janvier et le 30 juin 2026, ainsi que pour les enfants nés avant le 1er janvier 2026 dont la naissance était prévue à compter de cette date, le congé peut être pris entre le 1er juillet 2026 et le 31 mars 2027.

Quels sont les droits du salarié pendant le congé ?

  • Protection contre le licenciement :

    L’employeur ne peut pas rompre le contrat de travail pendant le congé, sauf faute grave du salarié ou impossibilité de maintenir le contrat pour un motif étranger à la naissance ou à l’arrivée de l’enfant.

  • Ancienneté et CPF :

    Assimilé à du travail effectif pour la détermination des droits liés à l’ancienneté. La période d’absence est également intégralement prise en compte pour l’alimentation du CPF.

  • Congés payés :

    Le congé supplémentaire de naissance n’est pas assimilé par la loi à du travail effectif pour l’acquisition des congés payés, sous réserve de dispositions conventionnelles plus favorables.

  • Retour à l’emploi :

    À l’issue du congé, le salarié retrouve son emploi précédent ou un emploi similaire assorti d’une rémunération au moins équivalente (art. L. 1225-46-6 du Code du travail).

Quelle rémunération pendant le congé ?

Pendant le congé, le salarié peut percevoir des indemnités journalières de Sécurité sociale s’il remplit les conditions d’ouverture des droits. Aucun maintien légal de salaire n’est prévu à la charge de l’employeur, sauf dispositions conventionnelles ou accord plus favorables.

Indemnisation du congé supplémentaire de naissance

Pour le 1er mois 70% du salaire net antérieur plafonné
Pour le 2nd mois 60% du salaire net antérieur plafonné

Pour les salariés, le salaire de référence est déterminé à partir des 3 dernières paies des mois civils antérieurs à l’interruption de travail lorsque la rémunération est versée mensuellement.

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